Qu'est-ce que le comportement social ?

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Le comportement social façonne les interactions humaines, la culture et les structures sociales. De la coopération à la compétition, la compréhension du comportement social contribue à améliorer l’éducation, le monde du travail et les politiques publiques. Découvrez les principales théories, les mécanismes et les méthodes de recherche utilisés pour étudier le comportement social et son impact sur les individus et les communautés.

Introduction au comportement social

Le comportement social est la pierre angulaire des interactions humaines et de la société. Il englobe l’ensemble des actions et des interactions entre les individus et les groupes, et joue un rôle central dans la définition des normes culturelles, le développement personnel et le maintien des structures sociales. Comprendre le comportement social ne se limite pas à l’observation des actions ; il s’agit de démêler l’enchevêtrement complexe de facteurs qui poussent les individus à agir, à interagir et à réagir dans divers contextes sociaux.

Qu’est-ce que le comportement social ?

Le comportement social désigne toute forme d’interaction entre deux individus ou plus appartenant à la même espèce. Cette définition large englobe toute une gamme de comportements, allant de la coopération et des conflits à la communication et à la compétition, qui se manifestent tous dans un contexte social. Ces comportements peuvent être aussi variés qu’une conversation entre amis, la rivalité entre concurrents ou la collaboration entre les membres d’une équipe travaillant sur un projet. Chaque manifestation de comportement social permet de mieux comprendre comment les individus influencent leur environnement social et sont influencés par celui-ci.

L’importance de l’étude du comportement
social L’étude du comportement social revêt une importance capitale pour plusieurs raisons. Tout d’abord, elle aide les psychologues et les sociologues à comprendre comment les sociétés fonctionnent et évoluent. En analysant le comportement des individus au sein d’un groupe, les chercheurs peuvent identifier des schémas récurrents et anticiper les interactions futures, ce qui s’avère utile dans des domaines aussi variés que l’urbanisme ou la résolution des conflits. Ensuite, la compréhension du comportement social est essentielle pour traiter des problèmes sociaux tels que les préjugés, les inégalités et l’agressivité. Elle jette les bases d’interventions visant à promouvoir le bien-être social et les relations de coopération.

De plus, les connaissances acquises grâce à l’étude des comportements sociaux trouvent des applications concrètes dans divers domaines, notamment dans l’éducation, où les enseignants s’en servent pour favoriser de meilleures interactions entre les élèves ; sur le lieu de travail, où les responsables mettent à profit leur compréhension des dynamiques sociales pour améliorer la productivité et la satisfaction des employés ; et dans le marketing, où la compréhension du comportement des consommateurs peut déboucher sur des stratégies publicitaires plus efficaces.

Défis et opportunités
L’étude du comportement social présente des défis particuliers en raison de sa complexité et de la diversité des interactions humaines. Les différences culturelles, les parcours personnels et les contextes situationnels influencent tous la manière dont les comportements se manifestent et sont interprétés. Les chercheurs doivent tenir compte de ces variables avec soin pour tirer des conclusions précises. Cependant, ces défis offrent également des opportunités pour le développement de méthodes de recherche innovantes et d’approches interdisciplinaires susceptibles d’approfondir notre compréhension de la nature humaine.

Dans cet article, nous approfondirons les théories qui expliquent le comportement social, nous examinerons ses différents mécanismes et types, et nous aborderons les méthodes utilisées pour étudier ces phénomènes. En analysant les applications et les défis liés à la recherche sur le comportement social, nous souhaitons mettre en lumière à quel point ces interactions sont indissociables du tissu social et de la vie de chacun.

Théories du comportement social

Le comportement social est un domaine aux multiples facettes, influencé par diverses perspectives théoriques qui permettent de comprendre pourquoi les individus agissent d’une certaine manière dans des contextes sociaux. Ces théories trouvent leur origine dans des disciplines variées telles que la biologie, la psychologie et la sociologie, chacune proposant des explications et des cadres d’analyse qui lui sont propres.

Perspectives
biologiques Les théories biologiques du comportement social mettent souvent l’accent sur les aspects évolutifs, suggérant que de nombreux comportements sociaux se sont développés pour améliorer la survie et le succès reproductif. L’une des théories clés est celle de la sélection par la parenté, qui postule que les individus sont plus enclins à adopter des comportements qui aident leurs proches parents, car cela augmente leurs chances de transmettre leur matériel génétique commun [1]. Une autre perspective biologique importante est la théorie de la sélection naturelle, qui peut être appliquée pour comprendre la dominance sociale et les comportements d’accouplement, en posant que les traits qui améliorent le succès reproductif sont plus susceptibles d’être transmis aux générations suivantes.

Perspectives
psychologiques D’un point de vue psychologique, plusieurs théories expliquent comment les individus acquièrent et perpétuent les comportements sociaux :

  • Théorie de l'apprentissage social : Élaborée par Albert Bandura, cette théorie suggère que le comportement social s'acquiert principalement par l'observation et l'imitation des autres dans un contexte social. Selon Bandura, les individus peuvent acquérir de nouveaux comportements en observant les actions des autres et les conséquences qui en découlent, sans avoir besoin d'en faire eux-mêmes l'expérience directe [2].
  • Théorie de la dissonance cognitive : Proposée par Leon Festinger, cette théorie explique comment les individus s'efforcent de maintenir une cohérence interne. Lorsqu'ils sont confrontés à des comportements ou à des attitudes qui entrent en conflit avec les leurs, les individus ressentent un malaise (dissonance cognitive) et sont motivés à modifier leurs attitudes ou leurs comportements afin de réduire ce malaise, ce qui influence leurs interactions sociales et leurs convictions personnelles [3].

Perspectives
sociologiques Les théories sociologiques s’intéressent souvent aux structures sociales et aux contextes culturels plus larges qui influencent les comportements :

  • Interactionnisme symbolique : cette approche met l'accent sur les significations symboliques que les individus développent et sur lesquelles ils s'appuient dans le cadre de l'interaction sociale. À travers la communication verbale et non verbale, les individus apprennent à définir et à interpréter les comportements et les normes sociales. George Herbert Mead et Herbert Blumer, partisans de cette théorie, soulignent que les individus agissent en fonction de ce qu'ils croient être vrai au sujet de la société, et non nécessairement en fonction de circonstances objectivement réelles [4].
  • Constructionnisme social : cette théorie soutient que de nombreux aspects du comportement social sont le fruit d'accords collectifs entre les êtres humains plutôt que d'être inhérents à une réalité objective. Les constructions sociales telles que la race, les rôles de genre et les classes sociales sont considérées comme des créations issues des interactions sociales et des représentations communes, qui influencent la manière dont les individus se comportent dans différents contextes [5].

Chacune de ces théories contribue à une meilleure compréhension du comportement social en proposant différents points de vue à travers lesquels observer les interactions et les structures complexes qui régissent les actions humaines dans les contextes sociaux. En intégrant les enseignements tirés de ces divers cadres théoriques, les chercheurs et les praticiens peuvent mieux appréhender et influencer les dynamiques sociales dans diverses applications concrètes.

Mécanismes du comportement social

Le comportement social n’est pas seulement influencé par l’environnement social, mais aussi par des mécanismes sous-jacents qui poussent les individus à agir, à interagir et à réagir au sein de leurs contextes sociaux. Il est essentiel de comprendre ces mécanismes pour expliquer comment les comportements sociaux s’acquièrent, se maintiennent et se modifient.

Apprentissage
social L’apprentissage social est un mécanisme fondamental par lequel les individus acquièrent de nouveaux comportements en observant et en imitant les autres, en particulier ceux qu’ils perçoivent comme similaires ou supérieurs. Ce processus est souvent influencé par la récompense ou la punition qui suit les comportements observés, ce qui renforce la probabilité que ces comportements soient adoptés. Les travaux d’Albert Bandura soulignent que l’apprentissage social ne nécessite pas de renforcement direct des nouveaux comportements ; au contraire, les individus peuvent apprendre simplement en observant les résultats des actions des autres [6]. Ce mécanisme est essentiel pour comprendre comment les normes culturelles et les pratiques sociales se transmettent d’une génération à l’autre.

Influence sociale et conformité
L’influence sociale désigne les changements dans le comportement d’une personne induits par la présence ou les actions d’autrui. La conformité, une forme d’influence sociale, se produit lorsque des individus adaptent leurs pensées, leurs sentiments ou leurs comportements pour s’aligner sur ceux d’un groupe, souvent dans le but d’obtenir l’approbation ou d’éviter les conflits. Les expériences de Solomon Asch sur la conformité ont élégamment démontré comment la pression du groupe pouvait amener les individus à se conformer, même lorsque l’opinion du groupe est clairement erronée [7]. Ce mécanisme souligne l’impact puissant de l’environnement social sur le comportement individuel.

Dynamique
de groupe La dynamique de groupe désigne les caractéristiques comportementales et les attitudes d’un groupe. Cette dynamique peut influencer les comportements individuels par le biais des rôles, des normes et de la cohésion. Par exemple, la présence d’un leader fort et charismatique peut modifier les normes du groupe et motiver ses membres à atteindre des objectifs spécifiques. La théorie de la comparaison sociale de Leon Festinger est ici cruciale ; elle suggère que les individus déterminent leur propre valeur sociale et personnelle en se comparant aux autres, ce qui peut profondément affecter leurs comportements au sein des groupes [8].

Réciprocité et échange
social La réciprocité est une norme sociale qui consiste à répondre à l’action d’autrui par une action similaire, favorisant ainsi l’entraide et le sens des obligations mutuelles. La théorie de l’échange social approfondit cette notion en posant que les relations humaines se nouent à partir d’une analyse subjective des coûts et des avantages et de la comparaison des alternatives. Les individus ont tendance à rechercher des relations où les avantages l’emportent sur les coûts, ce qui peut expliquer divers comportements sociaux tant dans les relations personnelles que dans les interactions professionnelles [9].

Chacun de ces mécanismes joue un rôle crucial dans la formation des comportements sociaux. En influençant la manière dont les individus perçoivent leur environnement social et y réagissent, ces mécanismes contribuent à la complexité et à la variabilité des interactions sociales. La compréhension de ces processus sous-jacents permet aux psychologues, aux sociologues et aux autres spécialistes des sciences sociales de mieux prédire les comportements sociaux et de concevoir des interventions qui répondent efficacement aux enjeux sociaux.

Types de comportements sociaux

Le comportement social englobe un large éventail d’interactions entre les individus, chacune ayant des motivations et des conséquences qui lui sont propres. D’une manière générale, on peut les classer en trois catégories : les comportements coopératifs, compétitifs et altruistes, chacun jouant un rôle crucial dans la dynamique sociale et les relations humaines.

comportement social

Comportement
coopératif La coopération implique que des individus travaillent ensemble vers un objectif commun, ce qui conduit souvent à des avantages mutuels impossibles à obtenir par des efforts individuels seuls. Ce type de comportement est fondamental dans divers contextes sociaux, des relations familiales au travail d’équipe professionnel. La perspective évolutionniste sur la coopération suggère que ces comportements ont été favorisés par la sélection naturelle car ils améliorent la survie et le succès reproductif des individus [10]. Sur le lieu de travail, le comportement coopératif est associé à une productivité accrue et à une plus grande satisfaction professionnelle, ce qui souligne son importance dans les contextes organisationnels [11].

Comportement
compétitif La compétition survient lorsque des individus ou des groupes se disputent des ressources limitées, telles que le statut social, le pouvoir, les partenaires ou les gains économiques. Bien qu’il soit souvent perçu de manière négative, le comportement compétitif peut avoir des effets positifs en encourageant l’effort et l’innovation. Selon la théorie de la comparaison sociale, les individus évaluent leurs propres capacités par rapport à celles des autres, ce qui peut alimenter un comportement compétitif visant à améliorer leur position au sein d’un groupe [12]. Ce type de comportement est répandu dans de nombreux aspects de la société, notamment dans le sport, le milieu universitaire et le monde des affaires, où il peut stimuler la performance mais aussi conduire à des conflits s’il n’est pas géré de manière appropriée.

Comportement
altruiste L’altruisme consiste à aider autrui sans attendre de contrepartie directe ; les bénéfices peuvent revenir au bénéficiaire sans qu’il y ait d’avantage immédiat apparent pour la personne qui apporte son aide. Le comportement altruiste peut être influencé par des facteurs tels que l’empathie, les principes moraux et les normes culturelles. Les biologistes évolutionnistes expliquent l’altruisme à l’aide de la théorie de la sélection par la parenté, qui propose que les actes d’altruisme sont plus probables lorsque les bénéficiaires sont des parents génétiques [13] Au-delà des prédispositions génétiques, les facteurs culturels jouent également un rôle important, car les sociétés qui favorisent de fortes valeurs communautaires ont tendance à présenter des niveaux plus élevés de comportement altruiste [14].

La compréhension de ces types de comportements sociaux apporte des éclairages précieux sur les motivations qui sous-tendent les interactions humaines et sur les structures sociales qui en découlent. En étudiant ces types de comportements, les chercheurs et les professionnels peuvent mieux concevoir des interventions sociales, des programmes éducatifs et des politiques organisationnelles qui favorisent des environnements sociaux plus productifs et plus harmonieux.

Étude du comportement social : méthodes de recherche

Pour bien comprendre et analyser les comportements sociaux, les chercheurs ont recours à diverses méthodes. Chacune d’entre elles est conçue pour saisir différents aspects des interactions et des dynamiques sociales. Ces méthodes vont de l’observation directe en milieu naturel à des protocoles expérimentaux contrôlés, en passant par des enquêtes à grande échelle.

Études
observationnelles La recherche observationnelle est une méthode fondamentale pour l’étude du comportement social. Cette approche consiste à observer et à enregistrer les comportements tels qu’ils se manifestent naturellement, sans manipuler l’environnement ni les sujets. Les études observationnelles peuvent être soit ouvertes, lorsque les sujets savent qu’ils sont observés, soit cachées, lorsque l’observation est dissimulée. L’observation naturaliste permet aux chercheurs de recueillir des données sur la manière dont les individus agissent dans leur environnement habituel, fournissant ainsi des informations présentant une grande validité écologique [15]). Cependant, ces études peuvent être limitées par le biais de l’observateur et la difficulté à contrôler les variables exogènes.

Études
expérimentales Les méthodes expérimentales consistent à manipuler une ou plusieurs variables afin d’examiner leur effet sur le comportement social. Cette méthode est particulièrement utile pour identifier les relations de cause à effet. En laboratoire, les expériences permettent de contrôler les conditions avec précision, mais elles peuvent manquer de validité externe. Les expériences sur le terrain constituent un juste milieu, offrant un contrôle plus important que l’observation naturaliste tout en conservant un certain degré de naturalisme. Cette approche est particulièrement pertinente en psychologie sociale, où les expériences impliquent souvent des scénarios qui suscitent des interactions et des comportements sociaux [16].

Recherche
par sondage Les sondages et les questionnaires sont largement utilisés pour étudier les comportements sociaux à grande échelle. Cette méthode permet aux chercheurs de recueillir des données sur les attitudes, les croyances et les comportements déclarés par les personnes interrogées au sein d’une large population. Les enquêtes peuvent être diffusées en ligne, par courrier ou menées en personne. Si cette méthode offre l’avantage de recueillir de grandes quantités de données de manière relativement rapide et économique, elle repose fortement sur l’honnêteté et la conscience de soi des répondants, ce qui peut introduire des biais tels que le biais de désirabilité sociale [17].

Recherche
ethnographique L’ethnographie est une méthode de recherche qualitative qui consiste à immerger le chercheur au sein de la communauté ou du milieu social étudié. Cette méthode vise à comprendre les dynamiques sociales et les cultures d’un groupe en observant ses membres et en interagissant avec eux sur une longue période. L’ethnographie peut fournir des aperçus approfondis et nuancés sur des comportements sociaux complexes et s’avère particulièrement utile dans les études interculturelles [18].

Chacune de ces méthodes apporte une contribution unique à l’étude du comportement social. En combinant différentes approches, les chercheurs peuvent recouper leurs résultats, ce qui renforce la fiabilité et la profondeur de leurs conclusions. Il est essentiel de bien comprendre les atouts et les limites de chaque méthode pour étudier efficacement les phénomènes complexes et variés du comportement social.

Cela implique notamment de réfléchir soigneusement à la manière de concevoir des études qui reflètent fidèlement les comportements au sein de différents groupes de participants, par exemple dans des environnements sociaux ou en solo. Pour approfondir ces considérations méthodologiques spécifiques, consultez notre guide sur la comparaison des contextes d’utilisation.

Applications de la compréhension du comportement social

Les enseignements tirés de l’étude du comportement social ont des applications vastes et importantes dans divers domaines, notamment l’éducation, la gestion du lieu de travail, les politiques publiques et même la conception technologique. Comprendre comment et pourquoi les individus se comportent dans des contextes sociaux peut permettre d’élaborer des stratégies plus efficaces pour favoriser des interactions saines et résoudre les problèmes sociaux.

Dans le
domaine de l’éducation, la compréhension des comportements sociaux est essentielle pour créer des environnements favorisant un apprentissage efficace et des interactions positives entre les élèves. Les enseignants peuvent s’appuyer sur leurs connaissances en matière de dynamique de groupe et d’influence des pairs pour élaborer des stratégies visant à renforcer la collaboration et à réduire le harcèlement. Par exemple, les modèles d’apprentissage coopératif fondés sur les interactions en petits groupes peuvent améliorer les résultats scolaires et les relations interpersonnelles entre les élèves en favorisant un sentiment d’appartenance à une communauté et de responsabilité partagée [19]. De plus, la compréhension des comportements sociaux associés à l’engagement en classe peut aider les enseignants à concevoir des interventions plus susceptibles de motiver les élèves.

Dans le milieu
professionnel : Sur le lieu de travail, la compréhension des comportements sociaux sert à améliorer le travail d’équipe, l’efficacité du leadership et la culture d’entreprise dans son ensemble. La connaissance de l’influence sociale et de la dynamique de groupe peut éclairer les programmes de formation au leadership, aidant ainsi les dirigeants à favoriser un climat positif et à gérer efficacement des équipes diversifiées. Par exemple, des études sur le comportement organisationnel ont montré que le leadership transformationnel, qui implique que les dirigeants travaillent avec leurs équipes pour identifier les changements nécessaires et créer une vision guidant ce changement par l’inspiration, peut influencer de manière significative la satisfaction au travail et la productivité de l’équipe [20].

Dans le
domaine des politiques publiques, la compréhension des comportements sociaux est également utile pour l’élaboration des politiques et la planification communautaire. Les décideurs politiques peuvent concevoir de meilleures campagnes de santé, mesures de sécurité publique et projets de développement communautaire en tenant compte de la manière dont les normes et les comportements sociaux influencent la réaction des gens face à ces initiatives. Par exemple, les politiques visant à réduire le tabagisme ou à encourager la vaccination sont plus efficaces lorsqu’elles prennent en compte les mécanismes d’influence sociale et les normes communautaires [21].

Dans le domaine des technologies et des réseaux
sociaux, la conception et la mise en œuvre des technologies, en particulier des plateformes de réseaux sociaux, reposent également sur la compréhension des comportements sociaux. Les concepteurs s’appuient sur les principes de l’interaction sociale pour rendre les plateformes plus attrayantes et encourager certains comportements, tels que le partage de contenu ou l’interaction avec les publicités. De plus, la compréhension des impacts sociaux de l’utilisation des technologies peut aider les développeurs à créer des fonctionnalités qui favorisent les interactions positives et réduisent les comportements néfastes comme le cyberharcèlement ou la diffusion de fausses informations [22].

Ces applications illustrent la polyvalence et l’importance de la compréhension du comportement social dans différents secteurs de la société. En mettant ces connaissances en pratique, les professionnels de divers domaines peuvent élaborer des stratégies et des interventions qui non seulement répondent aux besoins et tiennent compte des comportements des individus, mais prennent également en considération le contexte social plus large dans lequel ces comportements s’inscrivent.

Conclusion

L’étude du comportement social est essentielle pour comprendre les interactions humaines et les différentes forces qui façonnent les normes sociales et les relations interpersonnelles. Mener des études sur le comportement social peut s’avérer complexe, coûteux en ressources et prendre beaucoup de temps, mais en recourant à des technologies de pointe telles qu’iMotions Lab, les chercheurs peuvent surmonter certains des défis inhérents à l’analyse du comportement social, améliorant ainsi considérablement l’efficacité et la précision de leurs études.

Améliorer l’efficacité et la précision de la recherche grâce à iMotions Lab
iMotions Lab offre une plateforme robuste qui intègre diverses sources de données pour étudier le comportement social de manière exhaustive. En synchronisant plusieurs sources vidéo, les chercheurs peuvent procéder à un codage comportemental détaillé, en observant et en analysant simultanément les interactions sous différents angles et dans différents contextes sociaux. Cette fonctionnalité permet non seulement de gagner un temps précieux dans la recherche, mais aussi d’améliorer la précision de la collecte de données en réduisant le risque de passer à côté de signaux sociaux subtils mais importants.

De plus, iMotions Lab intègre des cahiers R qui permettent aux chercheurs de mesurer la corrélation intersujets, une technique utilisée pour évaluer la synchronisation neuronale entre les individus d’un groupe. Cette fonctionnalité est particulièrement utile pour les études axées sur l’empathie, la compréhension partagée ou la dynamique de groupe, car elle permet aux chercheurs de quantifier dans quelle mesure les individus réagissent de manière similaire aux mêmes stimuli, fournissant ainsi des informations sur les processus cognitifs et émotionnels collectifs qui se produisent lors des interactions sociales (Lancement du cahier de corrélation intersubjective iMotions).

Collecte de données physiologiques dans les études
sur les interactions sociales L’un des avantages uniques de l’utilisation d’iMotions Lab dans la recherche sur le comportement social réside dans sa capacité à collecter et à intégrer des données physiologiques. En combinant les données d’observation traditionnelles avec des mesures physiologiques telles que la fréquence cardiaque, la réponse galvanique de la peau et l’analyse des expressions faciales, les chercheurs peuvent obtenir une vision plus globale de l’impact des interactions sociales sur les individus, tant sur le plan comportemental que biologique. Cette intégration enrichit non seulement la compréhension des comportements sociaux, mais permet également d’explorer les mécanismes sous-jacents qui les régissent, tels que les réponses au stress, l’excitation et la contagion émotionnelle.

Implications pour la recherche future et les applications
pratiques Les capacités d’iMotions Lab ouvrent de nouvelles perspectives tant pour la recherche que pour les applications pratiques. Dans le milieu universitaire, cette technologie peut faciliter l’enseignement de la psychologie sociale en fournissant aux étudiants des données en temps réel et en leur offrant la possibilité de se familiariser directement avec des méthodes d’analyse complexes. Dans des domaines professionnels tels que le marketing, la santé publique ou le développement organisationnel, les connaissances acquises grâce à iMotions Lab peuvent éclairer l’élaboration de stratégies permettant de mieux prendre en compte les dynamiques de groupe et les réactions individuelles dans ces contextes.

En conclusion, iMotions Lab représente une avancée majeure dans l’étude du comportement social. Son approche globale de la synchronisation, de l’analyse et de l’interprétation d’interactions sociales complexes à partir de données comportementales et physiologiques repousse non seulement les limites de la recherche en sciences sociales, mais améliore également l’application de ses résultats à la résolution de problèmes concrets. À mesure que la technologie continue d’évoluer, le potentiel d’intégration accrue de ces outils sophistiqués dans la recherche et la pratique quotidiennes ne manquera pas de s’étendre, laissant entrevoir des connaissances plus approfondies et des interventions plus efficaces dans l’étude du comportement social.

Références

  1. Hamilton, W.D. (1964). « The Genetical Evolution of Social Behaviour », https://doi.org/10.1016/0022-5193(64)90038-4
  2. Bandura, A. (1977). « Social Learning Theory », https://psycnet.apa.org/record/1979-05015-000
  3. Festinger, L. (1957). « A Theory of Cognitive Dissonance », https://psycnet.apa.org/record/1993-97948-000
  4. Blumer, H. (1969). « Symbolic Interactionism: Perspective and Method », Lien
  5. Berger, P.L., & Luckmann, T. (1966). « The Social Construction of Reality », Lien
  6. Bandura, A. (1977). « Social Learning Theory »
  7. Asch, S.E. (1956). « Études sur l’indépendance et la conformité : une minorité d’un seul contre une majorité unanime », Lien
  8. Festinger, L. (1954). « A theory of social comparison processes », https://psycnet.apa.org/record/1955-02305-001
  9. Homans, G.C. (1961). « Social Behavior: Its Elementary Forms », https://psycnet.apa.org/record/1962-06277-000
  10. Trivers, R.L. (1971). « The evolution of reciprocal altruism », https://www.journals.uchicago.edu/doi/10.1086/406755
  11. Johnson, D.W., & Johnson, R.T. (1989). « Coopération et compétition : théorie et recherche »
  12. Festinger, L. (1954). « A theory of social comparison processes »
  13. Hamilton, W.D. (1964). « The genetical evolution of social behaviour, I & II »
  14. Putnam, R.D. (2000). « Bowling Alone: The Collapse and Revival of American Community », https://psycnet.apa.org/record/2001-01469-000
  15. Rosenbaum, M. (1982). « The role of the term reinforcement in behavior theory »
  16. Milgram, S. (1963). « Étude comportementale de l’obéissance », https://psycnet.apa.org/record/1964-03472-001
  17. Dillman, D.A., Smyth, J.D., & Christian, L.M. (2014). « Internet, Phone, Mail, and Mixed-Mode Surveys: The Tailored Design Method », https://psycnet.apa.org/record/2014-34233-000
  18. Atkinson, P., & Hammersley, M. (1994). « Ethnography and participant observation », https://psycnet.apa.org/record/1994-98625-014
  19. Johnson, D.W., & Johnson, R.T. (1999). « Making Cooperative Learning Work », https://doi.org/10.1080/00405849909543834
  20. Bass, B.M., & Riggio, R.E. (2006). « Transformational Leadership », https://psycnet.apa.org/record/2005-13476-000
  21. Centers for Disease Control and Prevention (CDC) (2005). « Concevoir et mettre en œuvre une campagne efficace de contre-marketing antitabac », https://doi.org/10.1186/1617-9625-4-7
  22. Boyd, d. (2014). « It’s Complicated: The Social Lives of Networked Teens », https://dx.doi.org/10.12987/9780300166439

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