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Une recherche en ergonomie plus rapide et améliorée

Découvrez le DEPICT LAB, développé par iMotions, à l’Université technologique de Luleå, en Suède

Au sein du DEPICT LAB de l’Université technologique de Luleå, la Dre Camilla Grane, le professeur Bjarne Bergquist et le Dr Peter Törlind mènent certes des recherches dans trois domaines distincts, mais leur utilisation commune d’iMotions pour la recherche en ergonomie les réunit au sein d’un même laboratoire où ils peuvent partager leurs ressources et publier leurs travaux plus rapidement. 

Ce laboratoire est un centre de pointe situé dans l’un des pôles technologiques innovants de Suède, où les chercheurs – qu’ils soient étudiants en licence, doctorants ou post-doctorants – disposent d’un cadre propice à leurs travaux de recherche, ainsi que d’outils de recherche biométrique permettant de recueillir en temps réel les résultats d’expériences sur le comportement humain. Ce centre performant est équipé de simulateurs de transport et même d’un environnement complet de maison intelligente, qui sert d’appartement de formation pour les infirmiers et les thérapeutes. 

Schéma de biosensorique au laboratoire DEPICT de Luleå, comprenant l'EEG, l'oculométrie, la GSR, l'EMG, l'ECG et la respiration, destiné à la recherche en facteurs humains.
Les capacités de biodétection du laboratoire de Luleå. DOI :
10.3390/proceedings2191241

Avant la création du laboratoire, les trois chercheurs se heurtaient à des difficultés liées à la synchronisation des flux de données et au processus d’analyse fastidieux inhérent à la recherche sur les facteurs humains, notamment lorsqu’ils recouraient à des techniques telles que l’analyse vidéo. Le Dr Törlind décrit la méthode fastidieuse qu’ils utilisaient avant d’adopter iMotions :  

« Avant, nous utilisions ce système de « clap » pour essayer de synchroniser toutes les données, mais c’était assez compliqué, délicat et chronophage. Auparavant, une étude pouvait prendre 30 minutes à réaliser et deux semaines à analyser ; cela a donc bien sûr changé notre façon de mener nos recherches aujourd’hui. »

Dr Peter Törlind

Grâce à ce laboratoire à la pointe de la technologie, chaque chercheur a pu développer ses compétences et ses capacités en matière de recherche sur les facteurs humains. Le fait de disposer d’une plateforme unique permettant de synchroniser les capteurs qu’ils souhaitent utiliser a simplifié la conduite de recherches de pointe.

Le laboratoire est équipé de dispositifs d’EEG, de GSR, d’EMG, d’oculométrie, d’analyse des expressions faciales, d’ECG, ainsi que de PPG, le tout au sein de la plateforme iMotions. Cela comprend un oculomètre haut de gamme à 30 Hz et des lunettes intelligentes pour l’oculométrie mobile. Pour l’EEG, ils disposent d’un casque OpenBCI, ainsi que de l’ABM B-Alert X10. Pour la GSR et l’EMG, ils utilisent des appareils Shimmer3. Ils disposent également d’un appareil StimTracker pour une synchronisation inférieure à la milliseconde.

« En croisant les données d’une enquête ou d’un entretien avec celles d’une étude biométrique, je pense que nous pouvons renforcer la fiabilité des résultats. Si vous avez cette assurance dans ce que vous avancez, vous n’aurez aucun mal à vous faire publier et à faire passer vos résultats au-dessus du bruit ambiant ; j’en suis convaincu. »

Professeur Bjarne Bergquist, titulaire d’une chaire au département d’administration des affaires, de technologie et de sciences sociales de l’Université technologique de Luleå 

Les chercheurs soulignent également que ces installations sont également accessibles aux autres chercheurs de l’université qui souhaiteraient tester de nouvelles idées à l’aide de solutions biométriques de pointe. Cela a permis d’élargir le champ d’action du département, en favorisant la mise en place de travaux plus interdisciplinaires.

Découvrez les profils de trois chercheurs du laboratoire :

Photo de profil du Dr Peter Törlind

Le Dr Peter Törlind se consacre plus particulièrement à l’innovation produit. Il étudie les moyens de favoriser la créativité au sein des groupes de travail et des équipes de conception afin de générer de nouvelles idées. Auparavant, il avait recours au « motion coding », mais il s’agissait d’un processus laborieux et chronophage, qui impliquait des tentatives de synchronisation complexes.

Désormais, il effectue une analyse automatique des expressions faciales et offre la possibilité d’intégrer de nouveaux capteurs, tels que l’EEG ou le GSR, si nécessaire.

Photo de profil du Dr Camilla Grane

Le Dr Camilla Grane étudie la manière dont les humains interagissent avec les machines, ainsi que la façon dont la technologie peut s’adapter à l’être humain. Principalement dans le domaine de l’amélioration de la sécurité des conducteurs et des voitures, elle a toujours été capable de mesurer les performances humaines, par exemple en observant où les gens regardent ou comment ils accomplissent des tâches, afin de détecter les signes de distraction au volant. Cependant, elle ne disposait pas de moyen de collecter des mesures objectives telles que la charge cognitive, et avait du mal à synchroniser les flux de données des biocapteurs avec lesquels elle travaillait avant iMotions, chacun provenant d’un matériel distinct et alimentant des logiciels qui ne communiquaient pas entre eux. 

Camilla dispose désormais d’une solution automatisée avec synchronisation temporelle pouvant intégrer plusieurs capteurs différents, tels que l’oculométrie, la galvanométrie (GSR) et l’électromyographie (EMG). L’utilisation de tous ces capteurs sur une seule et même plateforme pour des enregistrements de longue durée (par exemple, 30 minutes en continu) lui permet d’analyser en détail les moments clés du comportement des participants.

Photo de profil de Bjarne Bergquist

Les travaux du professeur Bjarne Bergquist portent sur les processus humains, et plus particulièrement sur les moyens d’améliorer les environnements de travail afin d’obtenir de meilleurs résultats. Parmi ses nombreuses études, il a notamment mené des recherches auprès des régulateurs ferroviaires. Il évalue « ce qui se passe et à quel moment », ainsi que les différences de réaction entre les régulateurs expérimentés et les débutants.

Bjarne est désormais en mesure d’intégrer plusieurs outils biométriques, tels que la réponse galvanique de la peau (GSR), l’électromyographie (EMG), l’oculométrie (et peut-être même l’électroencéphalographie, EEG), dans un cadre écologiquement valide, ce qui permet d’obtenir des réactions concrètes pouvant être quantifiées.

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